Adi Shankarâchâryâ, ou Çankara. Philosophe indien de Kâladi, au Kerala. Disciple de Govinda. Artisan du vêdânta (achèvement des Veda) et plus particulièrement de l'Advaïta-Vêdânta, d'inspiration moniste. 700-750 (ou 788-820).
La Gîtâ. - l'irréel n'a pas d'existence ; le réel n'a pas d'inexistence. La conclusion concernant ces deux entités a été aperçue par ceux qui savent voir la vérité (II, 16.)
Commentaire. - L'irréel n'a pas d'existence. L'irréel, par exemple les couples d'oppositions comme le froid et le chaud avec leurs causes n'a pas d'être, c'est-à-dire d'existence, car le couple chaud-froid et sa cause n'est pas un objet existant qui soit déterminé par des moyens de connaissance certaine ; en effet, c'est une modification, et une modification est transitoire. Il en est de même pour la configuration d'un objet, tel un pot ; cette configuration, objet d'une représentation fondée sur l'oeil, est irréelle, parce qu'elle ne peut pas être perçue indépendamment de l'argile ; ainsi toute modification est irréelle parce qu'elle n'est pas perçue indépendamment de sa cause et parce qu'elle n'est pas perçue avant sa production ni après sa destruction. Et quant à la cause, il y a aussi irréalité parce qu'elle n'est pas perçue indépendamment de sa propre cause.
La Nature Mère et nous mêmes ses enfants, sommes les fruits vivants d’un Esprit Créatif Ingénieux qui manifeste un sens artistique démesuré et intarissable s’observant en tout, en tous et partout. Le décor naturel dans sa globalité comme l’ensemble des espèces qui l’habite ne sont rien d’autre que des manifestations d’un Art Pur, d’un Art Vrai, sous de nombreux plans et diverses figures.
La Nature nous émerveille inlassablement de ses beautés éphémères.
Ce que l’homme appelle “l’univers” n’est pas la limite de l’existence, ce n’est que la limite de ses sens.
Au-delà de ses sens s’étend l’infini. Cette étendue illimitée ne peut jamais être atteinte par les sens, car les sens ne perçoivent qu’un fragment, une partie.
Et, ce qui est illimité, infini, ne peut pas être sujet à la fragmentation, à la division.
L'acceptation de soi selon Spinoza et A. Desjardins
Écrit par Spinoza, Arnaud Desjardins
Spinoza
L'acquiescement intérieur
Je nommerai acquiescement intérieur la joie, accompagnée de l'idée de soi-même et la tristesse correspondante, repentir. Voici maintenant ce qui peut arriver : comme la joie qu'on s'imagine procurer aux autres peut être une joie purement imaginaire, et comme aussi chacun s'efforce d'imaginer de soi-même tout ce qu'il représente comme une cause de joie, il peut arriver aisément qu'un vaniteux soit orgueilleux et s'imagine qu'il est agréable à tous, tandis qu'il leur est insupportable. L'acquiescement intérieur peut provenir de la raison, et cet acquiescement né de la raison est la paix plus élevée qu'il nous soit donné de connaître.